« À tire-d’aile » (n°9) – Le parc Georges-Valbon – ALFA 10/13 et LPO

Chaque mois, l’ALFA 10/13 propose un rendez-vous consacré à l’écologie et à l’ornithologie : « À tire-d’aile ». Animée par Frédéric Malher, délégué scientifique de la LPO Île-de-France, cette rubrique met en lumière la richesse du monde des oiseaux et les actions menées par l’association.

Ce mois-ci dans « À tire-d’aile », Frédéric Malher nous parle du parc Georges-Valbon de La Courneuve. L’ornithologue met également un coup de projecteur sur le Martin-pêcheur :

 

Ses 410 hectares de verdure font du parc Georges-Valbon le plus grand parc de la région Ile-de-France, classé Natura 2000. La diversité de ses paysages, son relief et l’aménagement des espaces naturels en font un parc attractif en toute saison. Situé au nord-ouest de la Seine-Saint-Denis, en grande partie sur le territoire de Plaine Commune, le parc a été bâti sur un terrain de cultures maraîchères, entouré de quartiers d’habitation et d’usines, autrefois occupé par le bidonville de la Campa. Le parc prend place sur quatre communes du département et une commune du Val-d’Oise : La Courneuve, Dugny, Stains, Saint-Denis et Garges-lès-Gonesse.

Avec de nombreux habitats rares en Seine-Saint-Denis, les milieux humides du parc jouent un rôle essentiel pour la biodiversité, en particulier l’étang des Brouillards et le Vallon écologique, où se développent d’importantes roselières. Ces zones abritent des espèces patrimoniales comme le Blongios nain, tout en servant de haltes migratoires et de sites d’hivernage au Martin-pêcheur d’Europe et au très rare Butor étoilé. Les plans d’eau, peuplés d’une faune piscicole commune, offrent des territoires de chasse à des espèces comme la Sterne pierregarin ou le Héron cendré dont la héronnière du Grand lac, riche d’une vingtaine de nids, constitue un enjeu majeur de préservation.

Avec « À tire-d’aile », l’ALFA 10/13 donne la parole à la LPO, l’un des acteurs majeurs de la protection de la nature en France.

Didier Caramalho

« Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux,
De jaser au milieu des branches et des eaux,
Que nous nous expliquions et que je vous querelle ?
Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle,
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés,
De votre mélodie et de votre langage.
… »
« En écoutant les oiseaux », Les contemplations (1856), Victor Hugo

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